Comment les femmes aident à renforcer les systèmes de santé

Une bonne gestion des déchets médicaux contribue à combattre COVID-19 en Afrique

Des formations sur les pratiques de tri et d’élimination des déchets médicaux sont dispensées par des canaux accessibles aux infirmières et aux groupes vulnérables tels que les travailleurs sanitaires. Photo : PNUD Madagascar

Un problème de santé publique

Souvent, les établissements de santé des pays en développement peinent à respecter les protocoles d’élimination des déchets médicaux , confrontés à des problèmes plus urgents ou au manque de fonds pour acquérir l’équipement adéquat. Les hôpitaux éliminent parfois leurs déchets en les enfouissant, en les incinérant à ciel ouvert ou même en les jetant avec les ordures ménagères, exposant ainsi leur personnel, patients ou communautés voisines à des risques de contamination.

Les systèmes d’incinérations classiques polluent l’environnement et exposent le personnel, les patients et les communautés voisines à des émissions toxiques.
Les autoclaves qui stérilisent les déchets infectieux dans les établissements de santé sont à la fois des solutions de santé publique et environnementales. Photo : PNUD Madagascar
En Tanzanie, une infirmière de l’hôpital de Sinza utilise un thermomètre et un tensiomètre sans mercure pour surveiller la pression artérielle d’une patiente. Photo : PNUD Tanzanie

Éduquer et responsabiliser

Fanjaranirana Raholiarimanana est une sage-femme spécialisée en pédiatrie à l’hôpital Mère Enfant de Tsaralanana à Madagascar. Avant, elle jetait ses seringues et aiguilles usagées dans le même sac, au risque se piquer les doigts et de contracter une maladie infectieuse.

À gauche : Fanjaranirana Raholiarimanana montre les bacs de séparation nouvellement installés à à l’hôpital Mère Enfant de Tsaralanana à Madagascar. À droite : une infirmière au Ghana explique l’utilisation de boîtes de sécurité pour le stockage approprié des seringues, des aiguilles et des objets tranchants, avant le traitement avec un autoclave
Les ramasseurs de déchets dans les décharges municipales sont particulièrement à risque par les déchets médicaux jetés avec les ordures ménagères. Photo : PNUD Zambie

Au-delà des hôpitaux

À Madagascar, les déchets traités à l’autoclave, y compris le plastique et le verre, sont recyclés en pavés, briquettes, chaises et autres articles utiles, et fournissent une source alternative de revenus aux hôpitaux publics.

Les déchets médicaux qui ont été stérilisés dans un autoclave peuvent être réutilisés pour d’autres utilisations. À Madagascar, ces briquettes à base de déchets médicaux recyclés constituent une source alternative de revenus pour les hôpitaux publics. Photos : PNUD Madagascar
Le projet aide les établissements de santé à gérer les déchets infectieux pendant la pandémie de COVID-19 de manière sûre et respectueuse de l’environnement. La continuité des bonnes pratiques et des capacités renforcées par le personnel médical, y compris les femmes, font désormais partie des principales réponses à l’épidémie. Photo : PNUD Madagascar

Compte Twitter officiel du Programme des Nations Unies pour le développement. Le PNUD œuvre pour les peuples et la planète depuis plus de 50 ans.

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