« Là où il y a de la vie, il y a de l’espoir »

Cecília et cinq de ses sept enfants, devant la nouvelle maison en construction.

Avant que le cyclone Idai ne balaie le Mozambique en mars 2019, Cecília vivait dans une maison en terre dans une zone inondable avec ses quatre enfants et trois de ses neveux. Elle travaillait dans l’agriculture et gagnait sa vie de la vente de ses produits. Mais après l’une des pires catastrophes naturelles jamais survenues dans l’hémisphère sud, qui a touché 1,8 million de personnes et fait des centaines de morts, elle a dû repartir de zéro.

« J’ai perdu ma maison et mes documents à cause du cyclone. Je n’avais pas d’argent et nulle part où vivre. Je devais trouver un moyen de rebondir », raconte-t-elle.

Cecília et ses enfants ont d’abord trouvé refuge sur le site de réinstallation de Mandruzi. « À l’époque, l’important pour moi était de trouver un endroit sûr, soit notre propre espace où rester », raconte Cecília. Jusque-là, elle et sa famille avaient déambulé d’écoles en abris temporaires.

Deux ans plus tard, Cecília et ses enfants vont vivre pour la première fois dans une maison en ciment. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) lui vient en aide par le biais du Mécanisme de redressement du Mozambique (MRF), en coordination avec le Cabinet de reconstruction du gouvernement, et avec des fonds de l’Union européenne, du Canada, de la Chine, de la Finlande, de l’Inde, des Pays-Bas et de la Norvège, en construisant une nouvelle maison et en offrant aux membres de la communauté des moyens de générer des revenus.

Le Mozambique est en première ligne du changement climatique et la nouvelle maison de Cecília est construite pour résister aux catastrophes naturelles. Elle suit la construction depuis le début. « Je vois les matériaux qu’ils utilisent, et je peux constater une grande différence ».

« Je vois les matériaux et je peux constater une grande différence », dit Cecília.
La nouvelle maison en construction de Cecília et de sa famille. Avant que le cyclone Idai ne balaie le Mozambique en mars 2019, Cecília vivait dans une maison en terre dans une zone inondable avec ses quatre enfants et trois de ses neveux.

Cent soixante maisons sont en cours de construction à Mandruzi, principalement au profit de personnes âgées, de mères célibataires et de personnes handicapées ou souffrant de maladies chroniques. Les toits et les fenêtres renforcés sont réalisés par des maçons et des artisans locaux sous la supervision d’ingénieurs et de techniciens.

Apprendre à construire des maisons plus solides est une nécessité au sein de la communauté. De 2019 à 2021, quatre cyclones ont frappé le Mozambique, causant chacun des pertes humaines et des dommages aux infrastructures et aux services essentiels.

On estime que d’ici 2100, les pays les plus pauvres du monde pourraient connaître jusqu’à 100 jours supplémentaires par an de conditions météorologiques extrêmes en raison du changement climatique, et le Mozambique est l’un des dix pays où le développement humain est le plus faible.

Les effets du passage du cyclone Eloise, en janvier 2021. De 2019 à 2021, quatre cyclones ont frappé le Mozambique, causant chacun des pertes humaines et des dommages aux infrastructures et aux services essentiels.
Les effets du passage du cyclone Eloise, en janvier 2021.

« Ces tempêtes nous ont causé du tort, et on ne sait jamais ce qui peut arriver, mais la communauté sait maintenant comment se préparer et ses maisons sont plus solides », explique Cecília.

Plus de 1 100 maisons, écoles et marchés sont en cours de construction ou de réhabilitation dans le cadre du mécanisme de relèvement dans la province de Sofala, dans le centre-est du Mozambique. Au moins 15 000 personnes bénéficieront directement de cette initiative. Des routes d’accès et des fossés de drainage sont également en cours de construction, ce qui aura pour effet de créer de l’emploi local et d’améliorer ses infrastructures.

Cecília est également en passe d’acquérir les compétences professionnelles nécessaires pour subvenir aux besoins de sa famille.

« Je suis à la fois une mère et un père pour eux », dit-elle. « Je dois travailler pour qu’ils ne manquent de rien ».

Les membres de la communauté ont reçu des outils, des semences, des formations et ont construit un jardin grâce au dispositif du PNUD.
Les membres de la communauté dans leur nouveau jardin.

Elle a reçu un kit agricole contenant des semences et des outils ainsi qu’un guide pour l’élevage de canards ; elle a pris part aux associations d’épargne et de crédit du village et s’est engagée dans le nettoyage des fossés de drainage du quartier et dans la construction d’un centre de gestion et de traitement des déchets local.

Elle a appris à produire des engrais organiques et a suivi des cours d’entrepreneuriat et de couture.

Elle a planté du riz, du maïs et des patates douces dans son jardin, ainsi que des fleurs et d’autres légumes dans les parcelles communautaires, en utilisant l’engrais qu’elle a produit. Dans le même temps, ses canards ont commencé à pondre des œufs.

Au milieu de tout cela, elle a pu terminer ses études relatives à l’éducation de base, dans la même école qui l’a abritée pendant le cyclone Idai. Elle est désormais équipée pour revêtir le rôle de leader communautaire.

« J’aimerais mobiliser et sensibiliser d’autres personnes, des voisins, pour qu’ils ne perdent pas espoir. Tout est en constante évolution. Là où il y a de la vie, il y a de l’espoir », dit-elle.

Cecília nourrit ses canards, qui ont commencé à pondre des œufs.
Cecília travaille dans sa cage de compostage pour produire de l’engrais organique. Les outils d’entretien et la formation lui ont été prodigués dans le cadre du mécanisme de relèvement du PNUD.

Compte Twitter officiel du Programme des Nations Unies pour le développement. Le PNUD œuvre pour les peuples et la planète depuis plus de 50 ans.

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